Par le président Des étudiants en Égypte .Traduit de l’arabe en français par Serigne Modou Niang DiouliteChers journalistesM. le doyen de la presse sénégalaise en Égypte le président Ibrahim Ndiaye Chers collègues étudiants , Mesdames et Messieurs bonsoir.

Par le président Des étudiants en Égypte .
Traduit de l’arabe en français par Serigne Modou Niang Dioulite
Chers journalistes
M. le doyen de la presse sénégalaise en Égypte le président Ibrahim Ndiaye
Chers collègues étudiants , Mesdames et Messieurs bonsoir.

Pour commencer, je voudrais remercier la presse sénégalaise pour sa disponibilité et pour avoir accepté notre invitation à cette conférence. Nous vous avons convié aujourd’hui pour parler des nombreux problèmes rencontrés par les sénégalais résidant en république arabe d’Égypte. Des problèmes dénoncés à de multiples reprises et qui concernent entre autres :

1- Nos études, et plus précisément :
£- l’équivalence entre baccalauréat sénégalais et égyptien
£- l’attribution des bourses
2- Nos difficiles conditions de vie en Égypte, dues notamment à la négligence de l’ambassadeur sénégalais actuel, M. Talla Fall.

1- Concernant l’équivalence de diplômes, il est à noter qu’en 2014, une délégation du bureau des bourses à Paris, dirigée par son président, M. Moïse Sarr était venue au Caire où il avait rencontré les étudiants. Au cours de cette rencontre, M. Sarr a déclaré que de nombreuses réformes avaient été approuvées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique concernant notre secteur. Il s’agissait notamment de :
1- Arrêter d’envoyer des étudiants n’ayant pas le BAC Arabe National aux pays arabes.
2- Annuler le billet du retour pour les étudiants qui sont restés dans le pays d’étude, un an après l’obtention de leur diplôme.
3- Réduire le nombre de bourses d’études accordées par Al-Azhar Al-Sharif au Sénégal de 25 à 5.
4- Annuler l’attribution des bourses aux élèves inscrits au cycle secondaire.
Ces réformes avaient été acceptées par les étudiants à la condition qu’il existe un diplôme d’équivalence entre le Sénégal et Al-Azhar afin de permettre aux étudiants sénégalais avec un bac arabe national de s’inscrire directement à l’université Al-Azhar.
Aussi, M, Sarr a indiqué que le bureau tiendrait une réunion le lendemain avec Son Éminence le grand Imam d’Al-Azhar Dr Ahmed el-Taïb et aborderait ce point avec lui. Trois jours plus tard, avant le retour du bureau à Paris, M. Sarr a affirmé devant les étudiants ainsi que l’ambassadeur du Sénégal en Égypte, M. Talla Fall, qu’il avait discuté de ceci avec le Cheikh Al-Azhar, lors de leur entretien. Nous laissant donc croire que le problème était résolu.
Pour autant, jusqu’à présent, le système d’équivalence entre le Sénégal et l’université d’Al-Azhar n’a pas été établi. Les étudiants continuent toujours d’être victimes d’un système qui les rétrograde au lycée ou parfois au collège, à leur arrivée au Caire. De plus, plusieurs dizaines d’étudiants sont privés de bourses d’études à cause de cela.

La ligue nationale des étudiants sénégalais tient à vous informer que cette équivalence n’a pas encore été adoptée à cause de la négligence persistante de l’ambassadeur du Sénégal en Égypte. Ce dernier qui ne manifeste que peu d’efforts vis-à-vis de ce problème a fait retarder la procédure. En effet, le président Makhtar Kébé s’est rendu à plusieurs reprises chez les autorités éducatives d’Al-Azhar pour se renseigner sur l’avancée de la procédure. Ces dernières l’ont alors notifié de l’accord du grand imam pour l’établissement de cette équivalence. Mais faute de suivi de la part de l’ambassadeur le dossier ne peut toujours pas être traité.

De ce fait nous revendiquons:

¤-l’introduction immédiate de cette équivalence. Nous interpellons le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à la mise en place d’un service d’équivalences qui sera chargé de la finalisation de cette procédure avant le début de l’année académique prochaine 2019-2020. Car l’obtention de cette équivalence nous permet de :
1- S’inscrire à l’université d’Al-Azhar directement.
2- Augmenter le quota d’étudiants sénégalais qui vient en Égypte chaque année de 5 à 25 comme c’était le cas auparavant
3- Résoudre le problème d’étudiants dont le cycle scolaire écrit sur leurs dossiers n’est pas en réalité celui qu’ils font.

Depuis l’accession du président Macky Sall à la magistrature suprême, plusieurs décisions concernant des étudiants sénégalais dans les pays arabes ont été prises par les autorités éducatives sénégalaises. Nous sommes pleinement conscients que celles-ci visent à réduire les flux d’étudiants arabophones en Égypte à l’instar du Soudan. Ce qui représente une menace claire pour l’avenir académique des arabophones notamment ceux qui sont en République arabe d’Égypte, berceau d’étudiants arabophones. Car depuis l’adoption des fameuses réformes en 2015, nous notons que le nombre d’étudiants sénégalais venant à Al-Azhar Al Sharif diminue chaque année, passant de 25 à 5 étudiants actuellement. Si le scénario du Soudan se répète en Égypte, il se répètera dans le reste des pays arabes, ce qui signifie qu’étudier dans ces pays risque d’être suspendu.
C’est pourquoi nous interpellons tous les secteurs prenants, amateurs de l’enseignement arabo-Islamique au Sénégal à savoir les grands califes des confréries, les ONG, les institutions islamiques mais aussi les médias à réagir contre ces décisions que nous qualifions de «discrimination» faite à l’encontre des étudiants Arabophones.

¤ – L’attribution des bourses.
Nous avons un grand nombre d’étudiants qui ne sont pas encore bénéficiaires d’une bourse mensuelle. Alors même que ces derniers ont le certificat d’inscription à l’université qui valide leur statut en tant qu’étudiant à l’université conformément aux nouvelles réformes déterminant l’attribution des bourses. Ils ont déposé leurs dossiers au campus et ont fourni tous les documents recommandés, mais malheureusement leurs demandes ont été rejetées par le bureau de bourse à Paris.

¤-Le départ de l’ambassadeur du Sénégal en Égypte M. Mor Talla Fall, qui ne manifeste que peu d’efforts en faveur des étudiants. J’espère que Vous (la Presse sénégalaise) étiez au courant qu’il y avait une plainte, qui a été déposée par ce dernier auprès des services de sécurité nationale égyptienne contre notre président Ndiaga Makhtar Kébé. Notre représentant diplomatique qui doit être le garant de notre sécurité dans ce pays a lui-même porté plainte contre le président de notre ligue alors que celui-ci n’a jamais proféré de menaces à son encontre. En tant que dirigeant de la ligue nationale des étudiants sénégalais en Égypte, M. Kébé a parlé au nom de cette dernière en demandant qu’on nous mette dans de meilleures conditions afin qu’on puisse étudier plus sereinement. Ce qui est notre droit le plus absolu. Donc M. Kébé n’a fait qu’exposer les conditions difficiles rencontrées par les étudiants sénégalais inscrits à l’université d’Al-Azhar. Résultat, il a écopé d’une plainte, qui si elle visait à nous faire peur a échoué dans sa mission. Car elle ne nous a pas ébranlé et elle ne nous fera pas reculer dans la lutte pour la défense de nos droits.
Le combat continue

Partager cet article :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial